Il y a des voix qui préfèrent murmurer plutôt que crier, et celle de OJ Billz vient d’en apporter la preuve la plus convaincante. Avec « Par les sentiments », l’artiste installe une atmosphère douce et enveloppante, quelque part entre le R&B et la néo-soul, où chaque note semble suspendue dans le temps. La guitare de Jake Paradise glisse avec finesse sur une production organique signée Warhol, laissant respirer les silences autant que les émotions. Ici, OJ Billz passe un cap : le chant devient central, plus fluide, plus assumé, guidant le morceau comme une confession à cœur ouvert. Le texte parle de méfiance née de déceptions répétées, d’un narrateur qui refuse de se laisser convaincre par de belles paroles tant il en connaît déjà l’issue. « Tu veux me prendre par les sentiments / J’me méfie donc forcément j’dis non / J’ai déjà vu le film avant / J’connais la fin, donc je réponds lentement », chante-t-il, entre lassitude et lucidité. Le clip, réalisé en collaboration et dirigé par les étudiants de l’école 1984 School of Design, avec l’appui de son équipe via Sély Productions, mise sur une esthétique sombre et théâtrale qui mérite clairement le détour. Une sortie à découvrir sans tarder, présentée par This is Riviera.
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« Tu veux me prendre par les sentiments / J’me méfie donc forcément j’dis non / J’ai déjà vu le film avant / J’connais la fin, donc je réponds lentement » OJ Billz
Un retour maîtrisé pour l’artiste
Après une période de silence, OJ Billz signe ainsi son grand retour avec un titre qui dévoile une facette plus intime et maîtrisée de son univers. Depuis plusieurs mois, l’artiste travaille sa voix, explore le chant, affine ses intentions, et cela s’entend nettement dans cette nouvelle proposition musicale. « Par les sentiments » marque une étape importante dans cette évolution artistique, portée par une écriture toujours authentique mais désormais soutenue par une approche plus mélodique. Le morceau évoque une rupture qui ne concerne pas seulement l’autre, mais aussi ses propres émotions, cette distance difficile à poser entre protection et lâcher-prise.

OJ Billz y livre une interprétation habitée et sincère, sans artifice, celle d’un artiste en pleine transformation qui convertit son ressenti en matière vivante. Moins dans la démonstration, plus dans l’introspection, il trace une direction claire pour la suite. Restez attentifs à OJ Billz, la suite s’annonce prometteuse.
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