La vie forge, abîme, habitue. Avec « On s’habitue », Daniel Defilipi pose un regard lucide et bouleversant sur la condition humaine : si l’être humain développe une capacité presque terrifiante à s’accommoder des épreuves, de la peur, de la solitude, des injustices et des douleurs du quotidien, le bonheur, lui, reste insaisissable. « Mais pour le bonheur, t’as pas le temps / On s’habitue pas vraiment » : ces mots, simples et fulgurants, résument toute la tension du texte, tiraillé entre résignation et quête d’espoir. Le clip, signé Arno Lyriad, accompagne ce propos avec une force visuelle saisissante : filmé en noir et blanc dans les rues de Paris, il suit un homme mûr traversant misère et éclats de monde, où seules de rares touches de rouge symbolisent la fragilité du bonheur. Une chanson française à texte, dense et nécessaire, à découvrir sur This is Riviera.
À lire aussi : « C’est con… » : Daniel Defilipi nous emporte dans une romance sans retour
« Mais pour le bonheur, t’as pas le temps / On s’habitue pas vraiment » – Daniel Defilipi
Un homme, une scène, une vie entière à chanter
Avant d’être le candidat touchant de la onzième saison de « The Voice » sur TF1, Daniel Defilipi a construit son art loin des projecteurs, dans les cabarets parisiens, entre pianos et trompettes appris dès l’âge de cinq ans. Né à Lyon, le comédien, marionnettiste et auteur-compositeur-interprète a façonné au fil des années un univers profondément personnel, couronné en 2019 par l’album « On arrive un matin… ». Parolier autant qu’interprète, il écrit également pour d’autres artistes : pour Enrico Macias (« Du soleil », album « Les clés »), Rachid Bahri (« Graffiti »), Les Choristes (« Il manquait un ange »), ou encore, en ce moment, pour le jeune Loan (The Voice Kids), produit par Guillaume Muller, dont on peut découvrir le travail ici.
C’est pourtant à The Voice qu’il marque les esprits le plus profondément : lorsque le jury ne se retourne pas à sa première prestation, Daniel interprète « Tu es là », une chanson écrite après le décès de son épouse, avec qui il formait un couple fusionnel. Florent Pagny ne peut retenir ses larmes. Un artiste au parcours hors norme, habité par ses textes autant que par ses silences. Une chose est sûre : l’histoire de Daniel Defilipi n’en est qu’à une nouvelle page.
– – –
Rejoindre Daniel Defilipi sur les réseaux…
