Aleik Costa referme un chapitre intense avec « Seattle Dreams », troisième et ultime volet d’une trilogie narrative où les corps vacillent, les souvenirs brûlent et les horizons se dissolvent dans le brouillard. Après « Les choses brisées » et « Le lieu sacré », ce morceau agit comme l’épilogue d’une odyssée intérieure : le train finit par partir, mais sa vibration traverse encore la mémoire. Entre poésie écorchée et atmosphères fantomatiques, l’artiste transforme la fin d’un cycle en méditation mélancolique sur ce qui ne peut durer mais refuse de disparaître. Une expérience viscérale que This is Riviera vous invite à découvrir sans attendre.
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Un artiste de l’intime radical
Chez Aleik Costa, chaque chanson est une cicatrice mise en musique. Auteur-compositeur-interprète autodidacte, il construit son univers loin des studios aseptisés : téléphone comme caméra, ordinateur comme salle de montage, et surtout une exigence artistique qui privilégie l’atmosphère à la perfection technique. Au cœur de son œuvre, Alice, figure réelle devenue symbole, muse insaisissable qui traverse ses textes comme un prisme révélant ce qui brûle sous la surface. Entre beautés abîmées et rêves usés, Costa assume une création organique où l’autobiographie côtoie l’onirique sans jamais basculer dans la fiction. Ses clips, entièrement réalisés en solitaire sur plusieurs semaines voire plusieurs mois, témoignent d’une démarche radicale : pas d’équipe, pas de budget pharaonique, juste une vision affûtée et un refus catégorique du vernis. D’un côté, une écriture sensible et introspective ; de l’autre, une veine plus sombre où la décadence se raconte sans romantisme factice. Son prochain chapitre reste à écrire, mais une certitude demeure : cet artiste trace sa route en marge, sans compromis ni concession. Pour ceux qui saignent encore d’imaginaire et de vrai, Aleik Costa mérite toute votre attention.
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