Le rap a ses sorciers, et Déress en est un. Avec « Patronus », le rappeur convoque une énergie à la fois vulnérable et déterminée, quelque part entre la confidence nocturne et le manifeste personnel. Le titre s’inspire librement de l’univers de Harry Potter pour mieux parler de ce qui résiste en nous quand tout s’effondre : cette flamme intérieure que l’on protège à tout prix, loin des regards et des jugements. « Je m’en fou de ton avis », lâche-t-il avec une franchise qui coupe court à toute discussion. Sur une production trap mélodique signée euks, les textes de Déress explorent la solitude choisie, la résistance mentale et cette quête silencieuse de soi-même que l’on mène souvent dans l’obscurité. Le clip, réalisé par Whatdaprod, plonge dans une atmosphère nocturne au bord d’un lac. Un visuel à découvrir de toute urgence, comme le recommande This is Riviera.
« Je m’en fou de ton avis » Déress
L’album, la plume, la suite
Déress ne sort pas de nulle part. Depuis plusieurs projets remarqués, il a progressivement imposé une signature rare dans le rap : une plume à fleur de peau, capable de faire tenir la poésie et la rue dans le même souffle. Son album « Nymphéa », disponible depuis le 18 avril 2025, confirme cette trajectoire avec sept titres construits comme autant de pages d’un journal intime mis en musique. Porté par des productions sensibles et percutantes, le projet oscille entre zones d’ombres et percées lumineuses, sans jamais chercher à enjoliver ce qui est brut. C’est cette sincérité totale, cette absence de filtre assumée, qui distingue Déress dans un paysage rap où l’authenticité se fait parfois rare. Et si « Patronus » n’est qu’un aperçu de ce qu’il prépare, alors la suite s’annonce aussi dense qu’électrisante. Ne le perdez pas de vue.
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