EckoOkami convoque le souvenir d’une scène culte de La Cité de Dieu, celle où Bené savoure une dernière fête insouciante entouré des siens, loin de toutes les tensions, le temps d’une nuit suspendue. Un hommage qui résonne aussi avec l’univers de PNL, dont l’écho du prénom infuse le titre « Bené, Viens gros ». Sur une production planante signée ORIONBEATS, portée par des basses profondes et des nappes de synthétiseur mélancoliques, l’auto-tune façonne une voix mélodique et introspective. Dans un clip réalisé par Nève, EckoOkami déploie l’envie de s’élever malgré les galères, le besoin de souffler face à la pression du quotidien au bord de la mer, ainsi que la loyauté fraternelle qui s’oppose à la fausseté ambiante, la colère se transformant en carburant pour avancer. Comme le résume l’artiste : « Mêmes galères, mêmes rêves : c’est le crédo », une formule qui capte tout l’esprit du morceau, présenté par This is Riviera.
« Mêmes galères, mêmes rêves : c’est le crédo » EckoOkami
« Hyaena » : dans l’antre d’EckoOkami
Sous le nom d’EckoOkami se cache un artiste qui se reconnaît dans la figure de la hyène, cet animal incompris, souvent jugé et cantonné au mauvais rôle alors qu’il ne fait que lutter pour survivre. Comme elle, il évolue dans un monde prompt à condamner avant même d’écouter. Sa musique donne la parole aux invisibles, aux mal compris, à tous ceux qui doivent se battre pour exister. Sous les préjugés, il révèle des survivants fidèles à leur clan, prêts à tout pour tracer leur route, dans un univers conjuguant sincérité, ténacité et esprit de groupe.
Cette philosophie irrigue « Hyaena », projet de douze titres disponible depuis le 17 juillet 2026. Sur l’ensemble de l’écoute, EckoOkami déploie toute la palette de son univers : des morceaux confidentiels où la voix se fait vulnérable, d’autres portés par une énergie plus collective et festive, à l’image de l’esprit de meute revendiqué par l’artiste. On y retrouve cette tension permanente entre la dureté du quotidien et la douceur des liens choisis, entre la méfiance envers les faux et la fidélité totale envers les siens. Chaque titre semble creuser un peu plus ce sillon identitaire, entre introspection et affirmation, jusqu’à dessiner le portrait complet d’un artiste qui refuse qu’on décide à sa place du rôle qu’il doit jouer. Autant dire qu’EckoOkami n’a pas fini de faire parler de lui.

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