Certaines chansons arrivent comme une lumière douce qu’on ne savait pas attendre. « Toi et Moi », le nouveau single de Naâman, est de celles-là. Porté par une composition épurée, guitare aérienne, batterie retenue, mots choisis avec soin, ce titre déploie une poésie du quotidien aussi simple que bouleversante. L’amour y est célébré non pas dans ses éclats spectaculaires, mais dans ses gestes discrets, ses lumières ordinaires : marcher ensemble, rester léger, rester « toujours enfant » dans l’âme. « Toujours vivant, je veux cueillir le soleil derrière ton sourire », chante Naâman avec cette chaleur naturelle qui a toujours été sa signature. Le clip, réalisé par Mood Supachild sur la plage de Granville en octobre 2024, trois mois seulement avant la disparition de l’artiste, capte l’essentiel sans artifice : deux amis, une caméra, un moment joyeux et spontané. Rien de mis en scène, rien de calculé. Juste Naâman, enjoué et lumineux, nous offrant un dernier regard sur le monde. Disponible chez Big Scoop Records, ce titre est à découvrir en avant-première sur This is Riviera.
« Toujours vivant, je veux cueillir le soleil derrière ton sourire » Naâman
Un héritage éternel
Il serait réducteur de ne voir en Naâman qu’un chanteur de reggae. Martin Mussard (1990–2025), enfant de Normandie, avait tissé une musique solaire mêlant reggae, raggamuffin, soul et gospel, un son habité, profondément humain, qui l’avait hissé sur les plus grandes scènes européennes dès les années 2010. Malgré une tumeur cérébrale diagnostiquée en 2019, il n’a jamais cessé de créer, de voyager, d’écrire, jusqu’en Inde, jusqu’au bout. Sur « Toi et Moi », il est entouré de ses fidèles : Fatbabs à la guitare, Simon Rogers à la batterie, Djoul, Badman et Mato des Deep Rockers, et Manu Eveno de Tryo, une figure chère à son histoire. Karishma Bhasin, directrice artistique de l’héritage de Naâman au sein de Big Scoop Records, un rôle qu’il lui a lui-même confié, veille désormais à ce que cette flamme continue de brûler. « Jamais Né, Jamais Mort » : telle était sa conviction. Et à l’écoute de ce titre, difficile de ne pas y croire. 2026 vient à peine de commencer, mais Naâman nous rappelle déjà que la plus grande poésie de la vie tient en deux mots : toi et moi. Son chant, lui, est éternel.
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