L’abandon n’est pas une fin, c’est parfois le premier pas vers quelque chose d’immense. C’est exactement le territoire qu’explore Karel dans « Unbreakable », nouveau single extrait de son projet conceptuel Transcendance, en featuring avec Ikaruga. À la croisée du rap, de la pop et d’une science-fiction profondément émotionnelle, le titre déploie un univers visuel et sonore où la rupture devient langage, et la chute, point de départ d’une renaissance. Le clip, taillé comme une séquence de film sans film, convoque l’urbex, des espaces blancs d’ascèse, des transitions futuristes et un final en rooftop qui souffle une iconographie toute nouvelle. Une lettre d’amour adressée à la pop culture, de l’animation japonaise aux grands duos cinématographiques, où Karel et Ikaruga transforment la blessure en carburant. « Monte dans mon vaisseau, on se taille illico-presto » : une seule ligne pour comprendre qu’on ne reste pas à terre. À découvrir et à suivre sur This is Riviera.
« Monte dans mon vaisseau, on se taille illico-presto » Karel
Portrait d’un bâtisseur de mondes
Avant de viser les étoiles, Karel a d’abord grandi entre la rumba congolaise héritée de ses racines franco-congolaises, la salsa, puis le funk, le disco, le hip-hop et le RnB, autant de vibrations qui ont sculpté son oreille et son instinct musical bien avant qu’il ne pose le pied sur une scène. Installé à Nantes dès l’âge de 14 ans, c’est dans cette ville qu’il construit ses premières fondations artistiques, enchaîne les collaborations, les premières parties et développe une vision où le son n’existe jamais sans l’image. Le parcours parle de lui-même : une participation remarquée au FESPAM à Brazzaville aux côtés d’artistes reconnus du continent, et un Tam Tam d’Or décroché en 2013 dans la catégorie « Découverte » pour le clip « Renaissance », un titre qui, rétrospectivement, ressemble déjà à une promesse.
Après une longue pause, il revient en 2025 avec une vision plus mature, plus assumée et résolument ambitieuse : Transcendance, projet conceptuel en cinq chapitres, chacun consacré à l’une des cinq blessures de l’âme. Tika ouvrait le cycle autour de la trahison, « Émancipation » explorait l’humiliation dans une esthétique résolument futuriste, et « Unbreakable » marque désormais le troisième acte, celui de l’abandon transformé en puissance. Dans cet univers, l’intelligence artificielle prend les traits de Stella, muse et présence narrative, outil d’extension visuelle au service d’une création qui reste, dans son cœur, résolument humaine. Deux titres restent encore à venir, « Ré-Union » et « L’envol », pour clore ce voyage initiatique. Karel a construit quelque chose de rare : une œuvre totale, où le son, l’image et le symbole avancent ensemble. Gardez l’oreille tendue, ce vaisseau n’a pas fini de monter.
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