Avec « Un soir de décembre », CL!MB ne raconte pas une histoire : il ouvre un espace. Un espace mental, suspendu, où l’hiver devient une métaphore et le silence un langage à part entière. Le morceau avance sans brusquer, porté par une pop indé délicate, presque retenue, comme si chaque note craignait de rompre l’équilibre. Décembre n’est pas ici une simple saison, mais un état intérieur, fait de doutes feutrés, de pensées qui tournent en boucle et d’émotions contenues.
La phrase « Si je leur mens, c’est pour les protéger » agit comme un point de bascule intime, révélant une tension entre sincérité et survie émotionnelle. Le clip, réalisé par @fogartistics et @SwissmovieCompany, prolonge cette sensation en s’éloignant de toute narration explicite. Tourné autour de l’Arnensee, il suit un homme seul, immergé dans un paysage brumeux, entre lac et forêt, dans une errance qui n’est ni une fuite ni une quête de réponses, mais une tentative de rester debout. La nature devient miroir : froide, vaste, silencieuse, à l’image du combat intérieur qui se joue.
« Si je leur mens, c’est pour les protéger » CL!MB
CL!MB, l’introspection comme ligne de force
Ce nouveau titre s’inscrit avec justesse dans le parcours de CL!MB, artiste pour qui l’émotion se construit dans la retenue et la précision. Déjà remarqué avec des morceaux comme « Pluie de neige » ou « Oligarque », il a toujours privilégié une écriture suggestive, laissant à l’auditeur la liberté de projeter ses propres images.
Dans « Un soir de décembre », cette approche atteint une forme de dépouillement assumé. La performance musicale ne se détache jamais de l’errance visuelle : elle en devient le souffle, le rythme intérieur. Aucun dialogue, aucun artifice, seulement des gestes, des regards, des arrêts face à l’eau ou aux arbres. La découverte d’une gravure énigmatique sur un tronc, puis d’un reflet sur l’écran d’un téléphone, agit comme un déclic silencieux : il ne s’agit pas de comprendre, mais d’accepter de continuer. Le clip ne cherche pas à illustrer les paroles, il en propose une lecture sensorielle, presque méditative. Une manière élégante de traduire la solitude créative, la lutte pour ne pas renoncer, et cette beauté fragile qui naît parfois au cœur même des crises.
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