PA7 : l’influenceur accusé d’avoir escroqué 6 millions d’euros grâce aux aides Covid

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Photo de PA7

L’influenceur PA7 est actuellement emprisonné en France après avoir été expulsé de Dubaï. Il est accusé d’avoir escroqué près de 6 millions d’euros d’aides de l’Etat français suite à la Covid-19.

PA7 est désormais derrière les barreaux. L’influenceur parisien de 24 ans, qui possède près de 60 000 followers sur Snapchat et Instagram, est accusé d’escroquerie pour un montant impressionnant de 5,8 millions d’euros. Il est ainsi soupçonné d’avoir détourné cet argent à travers le fond de solidarité, mis en place par l’Etat afin d’aider les entreprises pénalisées par l’épidémie de Covid-19. Expulsé de Dubaï le 25 août, Paul Antony a été mis en examen le lendemain en France pour “escroquerie en bande organisée” et “blanchiment aggravé”. Il se trouve depuis en détention provisoire à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, tandis que l’un de ses complices, Julien M, a lui été mis en examen et écroué le 9 septembre. Des méthodes que dénonce depuis plusieurs semaines, Sadek, qui reproche aux influenceurs et candidats de téléréalité d’escroquer leur communauté…

Photo de Paul Antony sur Instagram

Un système bien rôdé

L’homme, qui résidait à Dubaï, n’hésitait pas présenter fièrement aux internautes son quotidien idyllique en se montrant entre autres dans des palaces de Côte d’Azur ou au volant de gros bolides. Un train de vie qu’il a financé pendant de longs mois en jouant de sa notoriété sur les réseaux sociaux, avec l’aide de 650 anonymes ayant rejoint son système, tous ayant le statut d’auto-entrepreneur. En obtenant leurs codes d’accès sur le site des impôts, il réclamait à l’Etat des aides – pouvant se chiffrer parfois à plusieurs milliers d’euros par mois – liées notamment à une baisse d’activité, et récupérait entre 30 et 50% des sommes. PA7 aurait ensuite blanchi cet argent grâce à des sociétés écrans montées par des complices à lui, preuve que son système était particulièrement bien pensé. Finalement, c’est suite au contrôle fiscal d’un livreur Uber Eats résidant dans les Yvelines et qui avait perçu 16 000 euros auxquels il n’était pas éligible que les services fiscaux vont signaler à la justice les anomalies. Interrogé, l’homme va expliquer avoir reçu le conseil de l’influenceur contre une commission, et ce en renseignant ses activités dans la catégorie “art et spectacle vivant”. Autant dire que la sanction pénale risque d’être très lourd pour l’escroc PA7