Damso veut mettre fin à sa carrière en 2022 : "L'industrie tue les artistes"

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Il y a quelques jours, Damso a accordé une interview pour The Guardian, où il évoque la fin de sa carrière. Le rappeur belge compte mettre un terme à sa carrière musicale en 2022, soit l’année prochaine.


Si Damso, qui a aussi collaboré avec Angèle ou Louane, possède toujours une belle popularité, le rappeur belge pense déjà à la fin de sa carrière. « J'ai fait un plan de 10 ans pour faire succès et arriver à un stade où, en 2022, j'retourne dans mon truc et on m'fait plus chier. J'ai mis ma famille à l'abri et je repars faire de la musique tranquillou, je n'ai pas besoin de sortir, pas besoin de faire une tournée » expliquait l'interprète de "Deux toiles de mer" dans une interview à Tarmac, prêt à se retirer l'an prochain et vivre simplement : « J'achète un camping-car, j'fais un studio dedans, je fais le tour du monde si je peux puis je fais des sons pour moi ».

Pour sa première interview avec un média anglophone, et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de The Guardian, Damso réitère sa volonté d'arrêter sa carrière musicale en pleine lumière. « La vie qu'on offre ne me parlait pas : se lever à 8h du matin, revenir à la maison à 17h ou plus tard et attendre la retraite » confirme l'artiste, qui rêve de choses essentielles et se voit bien partir en Irlande ou en Islande : « Pour moi, c'est faire de la musique, aller à la montagne. Je pourrais dormir paisiblement avec tout ce dont j'ai besoin pour faire du son ».

Selon Damso, « l'industrie musicale tue les artistes » : « Dans le sens où tu dois toujours trouver une idée qui va faire le buzz, ce qui met un frein à la créativité ». Si le rappeur de 28 ans a mis sur pieds son plan de 10 ans, « ce n'est pas que pour le plaisir mais aussi, au final, pour avoir du succès » : « Si je veux partir, je m'en irais paisiblement avec juste ma musique. Petit à petit, le côté obscur... ». Mais il assure que cette facette dark ne disparaîtra jamais, et qu'il a appris à l'apprivoiser : « Cela fait partie de moi, de mon équilibre interne. Mais je pourrai mieux vivre avec. Avant, je la réprimais mais maintenant, non. Je sais que j'ai un côté sombre en moi, mais ce n'est pas un problème, c'est juste qui je suis ».